Textes du jeu
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- Jusqu'à leur vie ? Vous recrutez ?
- Oh, regardez. Des proies faciles. J'adore ça !
- Si vous avez foi en l'acquisition du savoir, permettez-moi un conseil : illustrez-vous. Le Prieuré de Durmand a des yeux partout ; il vous cueillera lorsque vous serez mûr[f:"mûre"]. Tout est affaire d'expérience. Prenez d'abord de l'étoffe, et ne nous contactez pas ; c'est nous qui le ferons.
- De l'étoffe... Pourquoi pas. Merci.
- J'ai toujours songé que cette affectation serait enviable, mais ici, les risques sont immenses. Le Prieuré ne m'a jamais dit à quoi je m'exposais.
- Que recherchez-vous ici ?
- Vous n'auriez jamais dû venir ici.
- Pauvre diable d'Humain !
- Nous recherchons des artefacts datant du règne d'Adelbern. Des savoirs inestimables ont été perdus à cette époque. Avec de la chance, nous exhumerons ces pans d'histoire disparus.
- Adelbern ?
- Vous avez peut-être raison. Je n'aurais jamais cru que les fantômes de nos ancêtres s'en prendraient aussi bien à nous. Malgré tout le respect que je dois aux efforts déployés ici par le Prieuré, je compte bien demander qu'on m'affecte à un autre site de fouilles.
- Qu'accomplissez-vous ici, à part vous répandre en jérémiades ?
- La colère des fantômes n'épargne personne, n'est-ce pas ?
- Vous devriez, je crois. Bonne journée.
- Inutile de m'insulter. Ce n'est pas vous qui affrontez les fantômes de vos ancêtres. D'ailleurs, à dire le vrai, Adelbern n'en serait jamais venu à cette extrémité si vos ancêtres n'avaient pas fait un tel carnage.
- Nous revendiquions nos terres !
- Les Humains... Je suis las[f:"lasse"] de vos prétextes et de ces bavardages stériles.
- Vos terres ? J'en doute. Ces terres furent les nôtres assez longtemps pour qu'on y érige la cité d'Ascalon et que mon peuple y prospère. C'est suffisant pour justifier nos droits.
- Et à présent, vous profanez des tombes ?
- Vous vous trompez. Cette conversation est terminée.
- Assurément, vous savez l'histoire du vieux roi qui, dans sa démence, a condamné ses sujets d'Ascalon à une existence spectrale. Ce fut un jour sombre pour toute la Tyrie.
- Maintenant, je sais. Merci.
- En fait, comme mon ami l'a déduit de ses recherches, ils nous prennent tous pour des Charrs. Ils ne voient pas au-delà de l'instant où ils ont péri et, autant qu'ils puissent en juger, nous sommes tous de l'armée d'invasion charr. Si on y réfléchit, c'est d'un sinistre. Pouvez-vous seulement l'imaginer ? Vivre le jour de votre mort toute l'éternité durant ? Encore et encore ?
- C'est atroce. Atroce.
- Les y revoilà ! Ces Harpies nous dérobent des provisions sous le nez. Ne restez pas les bras ballants. Réagissez !
- Je vais vous aider.
- Grrrrr ! Harpies, me voilà !
- Otez-vous de là ! Je ne peux pas tuer des Harpies et vous parler en même temps !
- Inutile de hurler !
- Bienvenue aux abords de la Cité d'Ascalon. Un bon conseil : habituez-vous à tuer du fantôme. C'est pas ça qui manque, par ici.
- Que faites-vous ici ?
- Merci du conseil. Mais que faites-vous ici en compagnie d'Humains ?
- Je vais m'y atteler de ce pas.
- Je creuse à la recherche d'ossements et autres éclats de poterie. Le Prieuré tient à récupérer tout ce qui se fait de rebuts ascaloniens. Pour préserver le patrimoine, qu'ils disent. Cet endroit a été le théâtre d'un vrai désastre. La bonne nouvelle c'est que, le Fléau de feu a détruit l'essentiel des traces. La mauvaise, c'est qu'on continue de fouiller. Hélas.
- Rien d'étonnant. Bonne chance.
- Croyez-moi, c'est pas que ça m'enchante. Rejoindre le Prieuré, c'est se résoudre à faire leur sale boulot. Leurs recherches passent avant le reste.
- Qu'est-ce qu'ils vous demandent de faire ?
- Faites attention à vous. Au revoir.
- Ah, bonjour. Faut bien avouer, quand on rejoint le Prieuré de Durmand, on finit toujours par se retrouver dans les coins les plus spectaculaires. Vous cherchez à savoir à quoi ressemblait Ascalon avant le Fléau de feu ? Moi, je suis là pour ça. On fait de réels progrès.
- Le Fléau de feu ?
- Cette légende est révolue. C'est absurde.
- J'ai plus important à faire. Au revoir.
- Vous en avez sûrement entendu parler ? Peut-être que vos mentors n'ont pas jugé utile d'en parler. Eh bien, il y a de cela plusieurs centaines d'années, Adelbern, roi d'Ascalon, a déchaîné l'énergie contenue dans son épée magique. Il protégeait ses sujets contre une armée d'invasion. Mais tout ça n'a plus d'importance. C'est du passé.
- C'est horrible. Je pars.
- Peut-être, je dis bien peut-être, serons-nous capables d'en tirer les leçons pour bâtir un avenir meilleur. Vous et les vôtres pouvez participer de la solution ou du problème. Telles que je vois les choses, si nous découvrons quels sont les trésors dont le Fléau de feu nous a privés, peut-être que nous ne commettrons plus rien d'aussi stupide.
- Que savez-vous du Fléau de feu ?
- Je vous ai à l'œil, minus.
- Et comment. Mon peuple a tout perdu. Aujourd'hui, nous vivons au Promontoire divin, et pourtant... sa splendeur fait pâle figure devant la légende du Vieil Ascalon. Ma vocation, c'est de raviver cette légende. Peut-être sera-t-elle consignée dans les musées, mais au moins nos enfants n'oublieront-ils pas leur héritage.
- Suivez votre vocation.
- On appelle cette énergie le Fléau de feu. Elle a tout dévasté à des lieues à la ronde. Pour faire bref, les miens ont péri pour devenir des fantômes. Tous les autres ont péri de leur belle mort.