Textes du jeu
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- Nous avons enfin repris Ascalon, mais tout ne s'est pas passé comme prévu. Ça me défrise le museau qu'on soit maintenant alliés aux Humains.
- Vous êtes contre la trêve ?
- J'en ai assez entendu. Au revoir.
- Y avait-il du sang ? Avez-vous vu la couleur de ses entrailles ? Elle ne s'est pas rendue sans combattre, n'est-ce pas ?
- Non, c'est autre chose. Depuis que j'ai quitté le Fahrar, j'ai passé mon temps à construire des armes de siège dans le seul but de démolir les remparts de Noirfaucon. Une partie de moi se sent bafouée.
- Vous plaisantez ? Pensez aux dragons ancestraux. Vous pourrez utiliser vos engins contre eux.
- Oubliez le passé. De nouveaux combats vous attendent.
- Oui, tous ces gens que vous ne pouvez plus tuer... Ça doit être dur pour vous.
- Hmph. Oui. Quelqu'un va s'étouffer avec mon rêve, mais ce ne sera pas moi.
- Je n'oublierai rien. Je vais simplement m'entraîner contre des dragons pendant quelque temps.
- Des mots creux pour un imbécile. Si nous n'avions pas ces dragons sur le dos, je vous briserais comme nous avons brisé Ascalon.
- Oui, eh bien, je demande à voir.
- Vous avez de la chance. Le mois dernier, nous étions envahis de moustiques. Ces sales bêtes viennent se loger dans nos poils. Ils sont encore plus nuisibles que les Humains.
- Quelle est votre mission ici, soldat ?
- Ils se sont bien entendus avec vos puces ?
- Attention à ce que vous dites. Nous avons ordre de nous entendre.
- Hmmm... Je n'avais pas l'intention de vous offenser. C'est juste une expression.
- D'accord. Alors, que faites-vous là ?
- J'en prends note.
- Vous êtes dans un avant-poste d'éclaireurs. Depuis que la délégation a vu le jour, nous collectons des informations pour eux.
- Ha ha ! Pas mal ! Ça fait plaisir de voir que les gens de votre espèce peuvent aussi avoir du cran. Je vous offrirai peut-être un verre un de ces jours.
- Avec plaisir. Que faites-vous ici ?
- Je ne boirai avec vous que si vous payez votre tournée.
- Je n'aurais jamais pensé qu'échanger une hache de guerre contre une pioche aurait un intérêt stratégique. Je peux remercier le Stigmate pour ça.
- Vous n'avez pas toujours travaillé dans une mine ?
- J'ai rejoint les Sentinelles quand ma troupe a été décimée par un dévoreur de siège stigmatisé. C'est à ce moment que j'ai été affectée aux mines. Tous les moyens sont bons pour anéantir le Stigmate du dragon.
- Mais quel est le rapport avec le travail à la mine ?
- Les créatures s'échappent sans discontinuer du Stigmate du dragon. Les scientifiques de Varimhold étudient le minerai stigmatisé pour tenter d'y découvrir le moindre point faible. Une manière de combattre le feu par le feu. Alors, je leur donne tout ce que j'extrais.
- Les Séparatistes et les Renégats sont partout. Impossible de savoir si le prochain Humain ou le prochain Charr que je vais rencontrer sera un ami ou un ennemi.
- Parlez-moi des Renégats.
- Parlez-moi des Séparatistes.
- Ne m'en parlez pas.
- Ils sont incapables de renoncer à la guerre, alors ils s'en prennent aux Humains. Et même à leurs compagnons charrs. On ne sait jamais où ils vont frapper et ils ne reculent devant rien pour abattre leur cible.
- Et les Séparatistes ?
- Comprenez que je ne pourrai affecter personne à votre protection... Vous devrez vous débrouiller seul...
- Ils s'opposent à la trêve et tentent d'interrompre les négociations par la violence. Pour que la guerre contre les Charrs perdure, ils seraient même capables de tuer des Humains.
- Et les Renégats ?
- J'entends votre inquiétude, mais elle est infondée. Ce qui m'inquiète vraiment, c'est que vous deviez vous passer de mes conseils.
- Si les soldats racontent volontiers leurs victoires et leurs défaites, jamais ils n'évoquent le temps que nous passons à attendre. Nous patrouillons, nous nous entraînons pour rester les meilleurs, mais sans ordre, nous sommes condamnés à l'inaction.
- Je perçois votre amertume.
- Ne vous méprenez pas. Notre mission pour les délégations est importante, mais j'ai hâte que le traité soit signé. Que cessent ces simagrées et qu'on pense enfin à l'avenir.
- Si je meurs en combattant aux côtés d'un Charr, je crains que mes ancêtres ne me refusent l'entrée des Brumes.
- Vous préféreriez mourir en affrontant un Charr ?
- Votre peuple a massacré ma famille et a failli détruire mon héritage. Je sais que la trêve est une bonne chose, mais je crois que je ne pardonnerai jamais à vos congénères.
- Tant pis pour vous.
- Ces pauvres soldats. Ils ont survécu à la guerre contre les Charrs pour aujourd'hui succomber à l'attaque des pollens issus de la flore renaissante.
- Voici certaines des fleurs que vous avez demandées.
- Ne peut-on rien faire pour eux ?
- Je vous laisse.
- Les anciens disent qu'une étrange fleur jaune qui pousse près du lac à l'ouest d'ici peut soigner leur fièvre. Plus vous me rapporterez de fleurs, plus mon baume sera efficace.