J'ai rendu visite à la comtesse après lui avoir donné l'occasion de réfléchir aux récents événements. Elle qui est d'habitude assurée et calme, il était évident que le souvenir de Mabon la chamboulait. J'avais fait de mon mieux pour la soutenir, mais hormis participer à l'exploration de l'île, je craignais ne pas pouvoir faire grand-chose pour soulager son fardeau. Alors que je m'apprêtais à prendre congé, j'ai remarqué que les dernières paroles d'Anise manquaient de leur malice habituelle. Sous le coup du dépit, j'ai pris le chemin de l'unique zone de l'île que notre groupe n'avait pas encore explorée : la région centrale.
Je traînais les pieds, ressassant la situation, quand mes pensées ont été interrompues par un follet devant moi. Cette fois, je n'étais pas d'humeur à tolérer ses réticences. Réfléchissant à brûle-pourpoint, j'ai réalisé que j'avais ignoré un de mes alliés les plus précieux : mon razziafelis. Grâce à son odorat aiguisé pour me guider, nous avons pu retrouver l'odeur et la pister. À l'instant où j'ai aperçu l'esprit, il s'est précipité vers la porte de Bava Nisos, que nous sommes encore incapables d'ouvrir. J'ai informé Anise et profité de l'occasion pour inspecter les environs, en attendant l'arrivée des renforts.
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