Le Roi de minuit s'est retranché à Zakiros, où il a consolidé ses armées et ses fortifications. Compte tenu du sacrifice de Labris et de la rage d'Eparch, je ne m'attendais pas à ce qu'il patiente. Même le général Nephus semblait troublé par le retrait d'Eparch. Troublé... et méfiant. Il est difficile de savoir ce qui nous attendra à Zakiros quand nous passerons à l'attaque. Si nous attaquons.
La tension était à son comble au bivouac avancé, et Ramsès m'a demandé d'intervenir. À mon arrivée, Nephus et Frode étaient presque à couteaux tirés : j'ai décidé de m'interposer avant qu'ils n'en viennent aux coups. Frode déclarait que sans renforts, il était trop risqué d'envahir Zakiros et que nous serions idiots de tenter cela tous seuls. Nephus a répliqué que nos troupes étaient déjà clairsemées, que le front était sur le point de s'effondrer et que nous serions idiots d'attendre l'arrivée de troupes qui ne viendraient peut-être jamais. Malheureusement, Galrath était reparti à la Tour du sorcier sans dire s'il recommanderait l'intervention complète de la Garde astrale.
Les esprits se sont à nouveau échauffés, mais Peitha est arrivée à point nommé, exigeant que les deux meneurs fassent preuve de respect l'un envers l'autre. Comme Nephus, elle pensait que nous devrions attaquer, et elle a également supposé que la position d'Eparch était peut-être plus fragile qu'elle ne paraissait. Après tout, il ne s'était pas lancé à l'offensive alors qu'il en avait eu des occasions.
Nephus était satisfait que Peitha se soit rangée de son avis, mais il l'a encouragée à ne pas sous-estimer Eparch, surtout compte tenu du fait qu'ils pouvaient sentir qu'une armée s'amassait à Zakiros. Néanmoins, la décision a été prise.
L'assaut sur la citadelle d'Eparch commencerait dès que nous aurions maté certains des petits conflits en Nayos intérieur. J'ai choisi de me rendre sur le terrain pour aider les troupes, tandis que Nephus et Frode élaboraient un plan d'attaque.
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