Nous les avons trouvés à la passe dans les Pics de Chef-Tonnerre : cinq milliers de nos meilleurs soldats bloquaient le seul chemin face aux forces du Sommet de Pierre. Nous étions en infériorité numérique, certes, mais la passe étroite allait les obliger à lutter selon nos conditions, et nos archers contrôlaient les flancs de falaise. C'était notre meilleure occasion de mettre fin à leur progression.
S'il n'y avait eu que les traîtres, nous l'aurions sûrement emporté ; leur première vague s'est écrasée lamentablement contre nos boucliers et a été abattue par notre appui en hauteur. Mais c'est alors que les Mursaats sont apparus. J'ai vu beaucoup de choses au cours de ma vie, mais les horreurs qu'ils ont infligées à nos forces me hanteront jusqu'à ma mort. Quelques minutes seulement après leur assaut, nos lignes ont cédé, les soldats se piétinaient mutuellement dans leur fuite. Les Mursaats ont tué la majorité des nôtres alors que nous essayions de nous échapper. Mais après ce que j'ai vu ce jour-là, je pense qu'ils étaient peut-être les plus chanceux.