Nous nous retrouvons au Temple des moissons, perchés au bord de l'histoire.
À l'instant où l'attaque de Vizu touche sa cible, le temps lui-même semble se figer, comme s'il n'était rien de plus qu'un spectateur face au destin. C'est en cet endroit que Shiro se tient, immobile. Désarmé. Vulnérable.
Chacun dans un coin de la pièce, Saint Viktor et Archemorus échangent un regard. Ensemble, ils s'élancent, côte à côte, deux corps dont le destin décide la chorégraphie. Saint Viktor s'empare de la première lame. Il serre la poignée, toujours chaude suite à la fureur de Shiro. Archemorus se saisit de la deuxième lame. Les deux hommes dirigent une épée vers les flancs de Shiro.
Shiro prend une inspiration. Il ferme les yeux. Il attend. La perforation par les lames est instantanée. Elle est froide et pourtant incandescente. L'agonie est concentrée.
Et cela commence. La réalité implose en énergie pure. La vue et le son se confondent en quelque chose d'indistinguible : la puissance brute de la vie s'effondre sur elle-même. L'existence est un vent immense. Un bourdonnement assourdissant. Une nuance vert jade.
Puis le néant.