Textes du jeu
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- Dans mon rêve, j'étais poursuivie par des molosses épineux à la gueule béante et aux pattes sanglantes.
- Et qu'est-ce qui se passait ?
- Caithe sautait d'un arbre et les molosses se transformaient en nouveau-nés des Héritiers du Destin. Rytlock, Logan, Zojja et Eir, tous bébés en couches. C'était vraiment bizarre.
- (rire) Aucun doute possible, le Cauchemar te tient.
- J'ai appris récemment qu'un ami avait rejoint la Cour des Cauchemars.
- Je suis vraiment désolé.
- Qu'est-ce qui peut pousser quelqu'un à entrer à la Cour des Cauchemars ?
- Parfois, certaines personnes s'éveillent au monde avec une trace d'obscurité dans leur âme.
- Tu ne te demandes jamais si tu as des Cauchemars en toi ?
- Non, jamais. Et toi non plus, tu ne l'as pas.
- Je m'interroge, parfois.
- L'autre jour, je réfléchissais. Tous ces êtres qui vivent là depuis si longtemps, ils ont vraiment mis une pagaille incroyable.
- Hm. Oui, c'est vrai. Ils ont eu des milliers d'années, si on en croit leurs livres d'Histoire.
- Et pourtant, il leur est encore difficile de dire "Je t'aime." Ou "Pardon."
- Plus on reste à un endroit, plus la vie devient compliquée, on dirait.
- Oui. Tous ces êtres, les non-Sylvaris, héritent plus de chagrins qu'ils n'en créent eux-mêmes.
- Mais j'ai rencontré un humain plus jeune que notre Premier-né. Il paraissait si... innocent.
- Les Humains ne bénéficient pas du bassin de savoir qu'est le Rêve.
- Mais qu'a-t-il fait pendant toutes ces années ? Il a eu au moins quinze ans pour se rattraper !
- Tout ce qui compte, c'est la Grand-chasse.
- Comment peux-tu dire ça ?
- Parce que moi, je ne suis personne sans elle. Je suis creuse, comme une coquille vide.
- Nous contribuons tous à faire de ce monde un endroit meilleur. Même ceux qui ne ressentent pas l'appel d'une Grand-chasse.
- Je sais. Nous appartenons tous de la même forêt, et nous devons œuvrer ensemble.
- Et notre amour ?
- Comment ça ? Même par amour pour toi, je ne peux oublier ma Grand-chasse.
- Et si mon amour pour toi me le faisait désirer ?
- Alors peut-être m'aimes-tu moins que tu ne t'aimes toi-même.
- Tu aurais dû voir ça ! Les Vaillants de la Grand-chasse se sont lancés au combat comme des flèches. C'était très impressionnant !
- J'aurais aimé voir ça.
- Non, je ne crois pas. Tu y serais restée. J'ai eu de la chance d'en réchapper vivante. Si les Vaillants n'étaient pas intervenus...
- Je ne suis pas aussi innocente que tu le penses. J'ai déjà vu des horreurs. Un jour, j'ai vu un Krait éventrer un Quaggan. Le pauvre a crié tellement fort !
- Je suis navrée. Le monde, notre monde, a tant de coins sombres et sanglants.
- Tu penses que nous avons assez de Vaillants et de héros ?
- Pour être franche, je l'ignore. Mais au moins, je sais qu'ils sont là. Nous le saurons bien assez vite. Nous ferons de notre mieux.
- Je suis fière d'être ton amie.
- Pourquoi penses-tu que j'ai ma place dans ton ordre ?
- Tu as l'esprit vif, tu perçois bien le monde qui t'entoure, et tu sais quand il faut te taire.
- Je ne suis pas sûr de vouloir me cacher dans l'ombre. J'aime trop la lumière.
- Sans lumière, il n'est point d'ombre.
- Je peux te présenter. Je serais fier de soutenir ton intégration.
- Laisse-moi réfléchir. Je ne suis pas prêt pour l'anonymat perpétuel.
- N'attends pas trop. Et quoi qu'il arrive, n'en parle à personne, surtout.
- Tu permets que je pose une question sur ton ordre ?
- Je t'en prie.
- Il y a un mot de passe secret ?
- Plusieurs.
- D'accord. Je marche.
- Nous sommes entrés dans la caverne par une entrée latérale et, moins de vingt pas après, tout s'est effondré sur nous.
- C'était un piège ?