Textes du jeu
903 172 entrées
- [F]Prisonnière
- Geôlier Sorcan
- J'ai commis ma part d'erreurs, et sans doute plus encore. Mais ceci n'en était pas une. Je me suis efforcé de faire ce qui était juste. Je ne mérite pas de mourir. M'aiderez-vous ?
- Que me cachez-vous ?
- La décision est difficile. J'ai encore besoin de temps pour y réfléchir.
- Si je vous révèle ce que je sais, on m'exécutera et vous serez en danger. Mon seul espoir consiste à réunir les preuves qui appuieront mes déclarations. Des preuves qui me feront défaut lors du procès. Qu'est-ce que vous en dites ?
- C'est d'accord, mais je risque gros pour vous. Si vous me trahissez, vous me condamnez à mort.
- Je ne pourrai pas contester la décision du tribunal. Mais je m'assurerai que la sentence soit exécutée honorablement.
- Vos arguments se tiennent. Laissez-moi y réfléchir encore un peu.
- C'est plus compliqué qu'il n'y paraît. Vous êtes un bon soldat d'une troupe excellente. Votre mère et moi avons toujours été fiers de vous. Mais les apparences sont parfois trompeuses.
- Qu'attendez-vous de moi ?
- Vous devez me faire confiance. Aidez-moi à sortir d'ici et je vous dirai tout.
- Dites-le-moi, ici et maintenant.
- Ses paroles sont enjôleuses. Méfiez-vous.
- Répétez-moi pourquoi Vallus mérite de mourir.
- Bizarre. Sachant cela, je peux prendre ma décision.
- Excellent choix, Légionnaire. Votre loyauté et votre dévouement font l'orgueil des Hautes Légions.
- Epargnez-moi le laïus, Emer. Je ne souhaite qu'épargner à Vallus de souffrir injustement.
- Attendez. Il me faut encore du temps pour peser ma décision.
- Fiez-vous à moi. Voilà déjà longtemps que Vallus est soupçonné de perfidie.
- Pourquoi ne pas l'avoir dénoncé plus tôt ?
- Contrairement à votre père, je suis loyale. Voilà pourquoi. J'ai longtemps espéré qu'il se rachète une conduite. J'ignorais alors à quel point Sesric et lui s'étaient compromis avec les Séparatistes... jusqu'à ce que Sesric soit pris sur le fait.
- C'est sa parole contre la vôtre.
- En effet. Mais le tribunal et Brimstone me prêtent foi. Oserez-vous les contredire ?
- J'hésite encore. Je dois d'abord en parler avec Vallus.
- Vous m'avez laissé en plan, Emer, et vous le savez. Vous pourriez au moins avoir des remords.
- Vous vous êtes condamné à mort vous-même. En tant que légionnaire, je choisis la manière.
- Vallus croupit en geôle, à sa place légitime. Vallus mort, nous aurons accompli notre devoir envers les légions. N'est-ce pas gratifiant ?
- Je ne suis pas sûr[f:"sûre"] que Vallus mérite de mourir.
- Pas tant que ça.
- Rien d'étonnant à cela. Vous êtes de sa lignée. Mais fiez-vous à moi. Voilà déjà longtemps que Vallus est soupçonné de perfidie.
- Pourquoi ne l'avez-vous pas dénoncé plus tôt ?
- Seulement s'ils se fourvoient.
- Bref, c'est quoi le plan ?
- Quoi que je décide, Vallus reste mon père. Cette affaire ne concerne que moi. Je refuse de t'impliquer.
- Comme tu voudras. Mais si tu as besoin de moi, je serai tapi dans l'ombre... à guetter un signe de ta part.
- Vallus a creusé sa propre tombe. Je ne t'envie pas ta tâche de bourreau. Enfin, pas tant que ça.
- C'est mon devoir. Mais je ferai en sorte qu'on lui accorde une mort de soldat.
- Hein, quoi ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Vallus va mourir ?
- Attends-moi à la caserne. Je ne veux pas t'impliquer là-dedans.
- Tu me caches quelque chose. Je ne suis peut-être pas très futé, mais je ne suis pas plus stupide qu'un autre.
- Je n'ai jamais prétendu le contraire. Mais cette affaire me regarde, moi et moi seul[f:"seule"].
- "Justice". Le mot roule bien en bouche. Mais il a comme un arrière-goût d'amertume. On est obligés de faire ça, vrai ?
- Non, c'est de ma seule responsabilité. La loi est ce qu'elle est, mais je compte bien accorder à Vallus une mort de soldat.
- Alors ? Tu as pris ta décision ?
- Retourne à la caserne et attends-moi là-bas. Je t'y retrouverai plus tard.
- Foutaises. Je me rappelle le jour où tu m'as volé mes dagues en bois, au Fahrar. Ce jour-là pas moins qu'aujourd'hui, j'ai vu parfaitement clair en toi. Tu as l'intention de le faire échapper, n'est-ce pas ?
- En effet. Et je refuse de t'impliquer. Va-t'en. Oh, Euryale... merci.
- C'est bien joli de se serrer les coudes avec un compagnon d'armes, mais Vallus a risqué la survie de sa troupe et de la Citadelle pour sauver la peau d'un seul soldat. Il a pris la mauvaise décision. Contrairement à toi.
- Merci. Je n'y prendrai aucun plaisir, mais je ferai mon devoir.