Textes du jeu
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- C'est quoi, le problème ?
- Je vous laisse à vos occupations.
- Pfeuh ! Ces bons à rien de "protecteurs" ? C'est ridicule. Non, je patrouille seule.
- Pourquoi ?
- À cause des Draguerres ! Ces perfides voleurs des profondeurs qui polluent Hoelbrak. Je voue ma vie à les tuer.
- Les tuer, c'est un peu radical.
- J'en ai assez entendu. Au revoir.
- Non. Ils ne méritent pas de respirer, encore moins de creuser le sol sous mes pieds.
- D'où vous vient cette animosité ?
- Que pouvez-vous faire à ce sujet ?
- Bonne chance dans votre croisade. Je pars.
- J'ai parlé à Ours blanc et à ses balourds de fils. Puisque la vermine qui infeste notre colonie n'a pas l'air de les déranger, je fais justice de mes propres mains. L'Ourse sera fière de moi.
- Eh bien bonne chasse.
- Vous avez raison. Je dois contrôler mes émotions. Ils ont détruit mon camp, vous savez ? Ils ont tué l'une de mes bêtes de somme.
- Je comprends. Respirez un bon coup et allez-y.
- Oh non, ces monstres détestent le feu. C'est une arme extrêmement puissante. Dans les flammes, les draguerres virent au rouge et poussent des hurlements tout à fait délicieux. S'il y a des survivants, ils s'enfuient pour ne jamais revenir.
- Vous me dérangez. Je vous laisse.
- Maudits voleurs des profondeurs... Quand ils font surface, c'est pour nous attaquer. Ce qu'ils ne peuvent pas voler, ils le détruisent. Je n'ai pas le temps de causer. Il faut que j'aille en tuer quelques-uns.
- Attendez... Même un chasseur d'exception comme vous doit garder la tête froide.
- Attendez... Vous vous ferez tuer si vous laissez la colère vous dominer.
- Je vous souhaite bon courage.
- C'est vrai. Alors vous savez. Écoutez et je vous dirai tout.
- On se comprend, tant mieux. Alors, qu'ont-ils fait ?
- Oh, je viens de me souvenir que j'avais quelque chose d'important à faire. Excusez-moi.
- Y compris vous ? Quand vous aurez entendu mon récit, vous serez de mon côté, je n'en doute pas.
- Peut-être. Écoutons cela d'abord.
- J'étudie la façon dont les créatures interagissent quand elles n'ont aucun code social pouvant influencer leur comportement.
- Mon compagnon était un homme de bien, qui n'avait pas son pareil pour extraire le cuivre. Il y a trois ans, il est parti travailler sur un beau filon et n'est jamais revenu.
- Continuez.
- Nous avons passé des jours à fouiller les mines. Quand nous l'avons retrouvé, il était mort, le corps meurtri et brisé.
- Selon vous, ce sont les draguerres ?
- Il y avait de nombreuses empreintes draguerres près de sa dépouille, certaines fraîches, d'autres datant de quelques jours. De toute évidence, ils ont fait des allers-retours près de lui pendant qu'il agonisait lentement.
- Vaincre tous les groupes d'ennemis, y compris les embuscades et les pièges, en aidant Taimi à récupérer des pièces pour son appareil.
- Moi aussi, je bouillonnerais de colère.
- Comment savez-vous qu'il en a été ainsi ?
- Non. Pas de colère. De haine ! Ils l'ont abandonné à son calvaire sans l'aider ? Je ne peux pas le tolérer.
- Vous êtes sûre qu'ils n'ont pas cherché à le sauver ?
- Je ne peux plus en entendre davantage. Toutes mes condoléances.
- Par l'Ourse, chercheriez-vous à défendre ces infâmes créatures qui ont laissé mourir mon bien-aimé ? Partez, avant que je ne vous montre toute l'étendue de ma haine !
- Les golems ne sont pas des "créatures" à proprement parler.
- Cessez de vous laisser aveugler par le chagrin.
- Bien le bonjour. Vous voulez en goûter ? C'est ma dernière création, peut-être mon chef-d'œuvre.
- Que créez-vous ?
- Vous avez une volonté de fer !
- Par les dents de l'Ourse ! Vous n'avez pas entendu parler de la Friesson brune triple ? Nous avons plus de vingt variétés, chacune brassée à la main selon des recettes familiales vieilles de trois générations !
- Dites-m'en plus !
- Ha ! La simple évocation de nos bières donne généralement soif. Parlez à l'un de mes assistants. Il vous donnera un menu et vous servira une chope.
- Qu'est-ce que votre bière a de spécial ?
- Merci. J'y cours.
- N'importe qui peut mélanger des ingrédients dans un baril au petit bonheur la chance, mais seul un maître brasseur prend la peine d'en faire une boisson d'exception. Je goûte et je regoûte jusqu'à ce qu'elle soit parfaite.