Après l'anéantissement d'Apavim vers le début de la guerre et notre victoire décisive dans la vallée de l'agonie, des siècles plus tard, nos sommités et aînés restants se sont réunis en Janthir, près du Lac doré. Ils ont débattu au sujet d'endroits propices pour bâtir une nouvelle cité. Un nouveau départ, libre du contrôle tyrannique des Aruspices.
Les participants ont eu tôt fait de constater que notre meilleure option se trouvait sous nos serres, en Janthir. Nous avions depuis longtemps entretenu un avant-poste au lac ; ses eaux enchantées étaient bien adaptées à la fabrication de nos yeux de divination et d'autres sorts, comme le faisaient nos ancêtres de Nayos. L'importance de ce lac en avait fait une cible stratégique pour les Aruspices, que Yagon a exploitée pour tendre notre piège ultime.
La cité de Bava Nisos s'est alors dressée, sonnant la fin d'un chapitre aussi sombre que sanglant. Elle représentait une promesse renouvelée, à l'intention de ceux d'entre nous qui cherchaient encore la voie du retour chez eux, ainsi qu'un portail à venir vers les mondes au-delà, et une citadelle dédiée à la recherche sans entraves.
Dans la section suivante, je vais aborder le déclin de la cité, l'obsession grandissante des recherches sur la pierre de sang et son application des plus troublantes, ainsi que la manière dont la guerre a rendu plusieurs de nos générations d'êtres d'or et même certaines de nos générations anciennes vulnérables aux divagations superstitieuses d'une progéniture du Dragon réprouvée.