Manikaz,
Cela fait trop longtemps que nous ne nous sommes pas parlé ; depuis que tu as déménagé ton laboratoire et tes travaux à la lisière occidentale. Poloni et moi connaissions déjà ton génie et ta vision avant que nous devenions d'or. Nous comprenons les doutes que tu éprouves à l'égard de ceux dans les hautes sphères, mais des rumeurs récentes courent dans la cité. Tu aurais épuisé ton approvisionnement en sujets à Gavril et chercherais la permission de continuer tes travaux sur notre peuple : sur les faibles, les traitres et les inexpérimentés ? Même compte tenu des faiblesses évidentes de ces derniers, toi et ton approvisionnement arrivez à bout de souffle à un instant critique ; nous commençons à entendre parler de perturbations, loin au sud.
Je suis en route pour te voir ; je dois te voir.
Je parlerai. Tu m'écouteras.
– Seraf