J'ai retrouvé Fléchette en prévision de notre départ de la Pointe de la baie tonitruante. Je l'ai prévenu que, même s'il avait déjà navigué autour des îles à bord de bateaux plus modestes, ce trajet allait être rude. Mais il débordait tant d'enthousiasme à l'idée de faire son "premier véritable voyage" que je l'ai pardonné de nous avoir engagés dans cette mésaventure inutile. Cependant, j'ai vite perdu patience : il a passé la première moitié du trajet à entonner de vieux chants de marins des basses terres.
Au cinquième vers de "À fût ouvert et à la vôtre !", je l'ai menacé de l'envoyer par-dessus bord, mais c'est à ce moment que les vents ont enflé. J'ai réussi à maintenir le cap, mais les vagues de plus en plus tourmentées n'ont pas facilité les choses. Flèche calme a fait de son mieux pour m'aider, mais la puissance de la tempête l'a secoué. Je dois reconnaître qu'il a tenu le coup plus longtemps que je m'y attendais, mais il a fini par se rendre sur un flanc du bateau, où il a passé, nauséeux, le restant du voyage.
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